- Le scanner mesure des millions de points et produit un nuage de points, copie numérique de l'existant.
- Quatre méthodes complémentaires : scan statique, scan mobile, drone, station totale.
- Livrables : nuage de points, plans 2D, maquette BIM, visite virtuelle.
- Rentable dès qu'un bâtiment est mal documenté, complexe ou appelé à être exploité longtemps.
Le principe
Un scanner laser émet un faisceau qui balaie son environnement et mesure, pour chaque point touché, sa distance et sa position. En quelques minutes, il enregistre des millions de points. Plusieurs stations, placées dans le bâtiment, sont ensuite assemblées pour former un nuage de points unique : une copie numérique, mesurable, de tout ce qui était visible.
Le nuage de points n'est pas un plan. C'est une matière première, à partir de laquelle on dessine des plans, des coupes, des façades ou une maquette BIM, et que l'on peut interroger à tout moment pour prendre une mesure oubliée.
Quatre méthodes, quatre usages
- Le scan statique, sur trépied, offre la meilleure précision. Il convient aux bâtiments, façades et locaux techniques denses.
- Le scan mobile, porté par un opérateur qui marche, couvre de grandes surfaces rapidement et avec une gêne minimale pour les occupants.
- Le drone, en lasergrammétrie ou photogrammétrie, accède aux toitures, façades hautes et zones inaccessibles.
- La station totale sert au calage : elle place des points de référence précis pour géoréférencer le relevé et garantir sa cohérence.
Sur un même site, ces méthodes se combinent souvent : scan mobile pour les plateaux, scan statique pour les locaux techniques, drone pour la toiture, station totale pour tout recaler.
Quels livrables demander ?
- Le nuage de points, de préférence dans un format ouvert comme E57.
- Des plans 2D : niveaux, coupes, façades, en DWG et PDF.
- Une maquette BIM au format IFC, structurée par niveaux, espaces et équipements.
- Une visite virtuelle pour partager le site sans déplacement.
Quand est-ce rentable ?
Le relevé laser est particulièrement intéressant quand les plans sont absents ou douteux, quand le bâtiment est complexe (réseaux, structure, patrimoine ancien), quand plusieurs intervenants doivent travailler sur la même base, ou quand le bâtiment sera exploité longtemps. Le même relevé sert alors aux études, aux travaux puis à la maintenance.
Les questions à poser à un prestataire
- Quelle méthode prévoyez-vous et pourquoi ?
- Comment le relevé sera-t-il calé et contrôlé ?
- Quels formats seront livrés, et sont-ils ouverts ?
- Quel niveau de détail pour les plans et la maquette ?
- Comment l'intervention sera-t-elle organisée en site occupé ?