- Une maquette de conception est souvent trop lourde et trop technique pour l'exploitation.
- Sa valeur vient des données rattachées : équipements, documents, interventions, mesures.
- Il faut la connecter à la GMAO et à la GTB, pas la remplacer.
- Des vues légères et ciblées rendent la maquette utilisable sur le terrain.
Le constat : des maquettes qui dorment
Une maquette produite pour concevoir et construire répond aux besoins des architectes et des entreprises. En exploitation, les besoins sont différents : retrouver un équipement, consulter sa notice, connaître son historique, préparer une intervention. Une maquette de plusieurs centaines de mégaoctets, ouverte dans un logiciel spécialisé, ne répond pas à ces questions.
Résultat : la maquette reste dans un dossier, et les équipes continuent à travailler avec des plans papier, des tableurs et leur mémoire.
Ce qui rend une maquette utile
- Une structure claire : niveaux, espaces, équipements, avec des identifiants cohérents avec ceux de la GMAO.
- Des données d'exploitation : marque, modèle, puissance, date de mise en service, zone desservie.
- Des documents rattachés : notices, plans de maintenance, procès-verbaux.
- Un lien avec les outils existants : la GMAO pour les interventions, la GTB pour les mesures et les alarmes.
Connecter plutôt que remplacer
Les équipes de maintenance ont déjà leurs outils. Leur demander d'en changer pour adopter le BIM est voué à l'échec. L'approche efficace consiste à garder la GMAO et la GTB, et à afficher leurs données sur la maquette : un clic sur un équipement donne accès à ses interventions, à ses mesures et à sa documentation.
Alléger pour le terrain
Sur le terrain, personne n'a besoin de toute la maquette. Il faut pouvoir extraire une vue ciblée, par exemple « le réseau CVC du 2e étage », légère et rapide à ouvrir. Le format ouvert IFC permet ces échanges sans dépendre d'un logiciel.
Et l'intelligence artificielle ?
Une fois les données réunies, l'IA devient utile : repérer une dérive de consommation, détecter des signaux faibles avant une panne, proposer un réglage. Sans données structurées et localisées, elle n'a rien à analyser. C'est pourquoi la structuration de la maquette reste la première étape.
Notre approche avec SAMI
SAMI lit les maquettes IFC, les plans 2D et les nuages de points, avec ou sans BIM complet. Il se connecte à la GED, à la GMAO et à la GTB, et l'assistant JEFF génère des vues IFC partielles, conseille sur l'énergie et anticipe la maintenance. Si vous n'avez pas encore de maquette, nous la réalisons à partir d'un relevé laser 3D.